L’audioprothésiste, un soignant à la pointe de la technologie.

Il n’est pas toujours facile d’accepter l’idée de porter une audioprothèse. De nombreux freins psychologiques viennent faire obstacle à l’idée de s’équiper : la peur de vieillir, la crainte du jugement des autres, le refus du handicap. Ainsi en France il s’écoule souvent plusieurs années entre le diagnostic et l’âge du premier appareillage, aux alentours de 72 ans (*).
Pourtant, paradoxalement, notre taux d’observance pour les prothèses auditives est de 90%, offrant ainsi le meilleur taux d’Europe (avec l’Allemagne)*. Ce chiffre signifie que seulement 10% des Français appareillés ne portent pas leur prothèse ou la portent moins d’une heure par jour. Alors, comment expliquer cette contradiction ? Et comment expliquer que la France possède le taux de satisfaction le plus élevé d’Europe pour les utilisateurs d’aide auditive (84%*) ? La réponse se trouve tout simplement dans l’excellent travail des audioprothésistes qui œuvrent quotidiennement pour offrir un accompagnement personnalisé à leurs patients.

À chaque malentendant sa déficience auditive.

Ce n’est pas un hasard si l’on parle de prothèse auditive. Comme après l’ablation d’un membre, l’audioprothésiste va procéder à une reconstruction, pallier la défaillance physique par le biais d’un appareil. Tout l’enjeu pour le technicien consiste alors à restaurer un sens dont la perception est à la fois le fruit d’une fonction physiologique mais aussi d’un ressenti neurosensoriel, cognitif, émotionnel et même intellectuel.

On peut comprendre alors les défis à la fois techniques et humains auxquels se trouve confronté l’audioprothésiste. Chaque patient, chaque déficience auditive est unique. Et chaque malentendant a son histoire. Et pourtant l’audioprothésiste devra choisir et adapter un appareil produit en série à la spécificité anatomique et pathologique de ce patient unique pour en faire une solution sur mesure. En effet, si le médecin ORL prescrit la pose d’une prothèse, seul l’audioprothésiste a les compétences requises pour en désigner le type et accompagner le patient dans son appropriation.

Un technicien hors-pair

Heureusement, l’audioprothésiste possède un bagage solide pour faire face à tous ces défis. Il lui faut en effet trois années d’études pour obtenir son diplôme d’état. Trois années au cours desquelles il va étudier l’acoustique, la physique, l’audiologie, l’otologie, la linguistique, la phonétique, l’éthique, la déontologie et bien-sûr le fonctionnement et la pose des prothèses auditives. Toutes ces connaissances mais aussi son expérience vont lui permettre une approche globale de la pathologie de ses patients.

Trouver l’appareillage parfait est donc la première étape du travail de l’audioprothésiste. Les connaissances en micro-électronique et en miniaturisation, et leurs applications évoluent constamment et rapidement. Se tenir formé et informé des dernières techniques prothétiques et connaître les évolutions récentes de la médecine en matière d’audition font également partie du métier. Ainsi l’audioprothésiste peut choisir la prothèse adéquate pour chaque patient parmi les centaines de modèles de contours d’oreille, micro-contours et intra-auriculaires qu’il a à sa disposition.

Un relais entre le patient et la prothèse

Ce n’est cependant pas la qualité de la prothèse auditive qui détermine la réussite d’une prescription mais la relation de confiance qui va s’instaurer entre le patient et l’audioprothésiste. Cette seconde étape de son travail, où il se positionne en relais entre le patient et sa prothèse est cruciale. Pour apprivoiser son aide auditive, le patient passe par un travail de rééducation. En effet, plus la perte auditive est ancienne et importante et plus le patient a perdu sa capacité à reconnaître les sons et donc à les trier ou les isoler comme le ferait une personne bien-entendante. À ce stade, le port de la prothèse peut être gênant, le patient se sentant submergé par trop d’informations sonores qu’il ne parvient pas à gérer. Le risque est qu’il rejette tout simplement la prothèse.

L’audioprothésiste suit donc la réhabilitation auditive du patient et adapte les réglages de l’appareil à ses progrès, au fur et à mesure. Durant toute cette période, l’accompagnement qu’il prodigue ainsi que ses conseils sont primordiaux. Grâce à sa maîtrise technique et médicale il prépare le patient, peu habitué à son appareillage, à faire face à de nouveaux bruits et le rassure face à de toutes nouvelles informations sonores. Une fois la période d’adaptation passée, l’audioprothésiste poursuit son travail de réglage et d’entretien pendant toute la durée de vie de la prothèse (en principe 5 ans, mais souvent beaucoup plus longtemps).

Vous l’aurez compris, en plus d’être un technicien hautement qualifié, l’audioprothésiste possède de grandes qualités humaines telles que la patience, la tolérance et l’empathie qui lui permettent de rassurer, conseiller et accompagner les malentendants dans leur parcours vers la réhabilitation auditive.

Si vous aussi vous souhaitez profiter des conseils d’un audioprothésiste diplômé d’état, prenez rendez-vous avec Rémi Lamoine et son équipe dans l’un de nos quatre centres Entendre du Bassin d’Arcachon à Biganos, La Teste, Andernos ou Arcachon.

* Chiffres extraits du Livre Blanc / Mars 2017 de l’UNSAF